Levons les yeux vers Dieu! Psaume 121

Je l’avais déjà un peu expliqué l’année dernière mais je pense que c’est important qu’on se rappelle que la période de l’Avent est une période de préparation à la fête de Noël. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé mais moi ça m’arrive souvent d’arriver à une rencontre, une assemblée générale, un culte, une réunion de travail en étant un peu à la bourre parce qu’on avait plein de choses avant et plein de préoccupations et qu’on arrive tout simplement pas à entrer dans l’état d’esprit de la réunion parce qu’on ne s’était pas préparé. Par contre, si je prends du temps pour prier et remettre à Dieu ce qui me préoccupe avant la réunion, souvent j’arrive beaucoup mieux à être présent de la bonne manière. Parfois on peut être tellement dans le rush de Noël que lorsqu’on arrive au jour de Noël on n’est pas vraiment présent parce qu’on ne réalise pas que c’est déjà Noël. C’est intéressant parce que dans l’Ancien Testament, on retrouve cette importance de se préparer aux fêtes importantes de l’année. Les Juifs de l’époque devaient partir de leur ville pour marcher jusqu’à Jérusalem, un peu comme s’ils faisaient un pèlerinage jusqu’à Jérusalem. Pendant qu’ils marchaient ils entonnaient certains chants qui les aidaient à se préparer aux différentes fêtes qui allaient vivre. Alors, cette année, je vous propose qu’on entame ce pèlerinage vers Noël en faisant la même chose que le peuple d’Israël et en lisant quelques uns de ces psaumes des montées. On va voir que sur le pèlerinage il peut y avoir des passes dangereuses et tristes et d’autres joyeuses. Le psaume qu’on va lire aujourd’hui a été écrit pour ceux qui sont déjà partis de chez eux et qui sont en route vers Jérusalem. Ils sont à la fois heureux d’être sur la route et inquiets de tout ce qu’il peut se passer durant ce voyage. Dans deux semaines, on va lire un psaume qui parle de la joie d’être arrivé à destination mais avant ça, je vous invite donc à lire ce passage.

« Cantique des degrés. Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours? Le secours me vient de l’Éternel, Qui a fait les cieux et la terre. Il ne permettra point que ton pied chancelle; Celui qui te garde ne sommeillera point. Voici, il ne sommeille ni ne dort, Celui qui garde Israël. L’Éternel est celui qui te garde, L’Éternel est ton ombre à ta main droite. Pendant le jour le soleil ne te frappera point, Ni la lune pendant la nuit. L’Éternel te gardera de tout mal, Il gardera ton âme; L’Éternel gardera ton départ et ton arrivée, Dès maintenant et à jamais. » (Psaume 121)

  1. Regarder aux soucis

Alors, il vous faut imaginer les Juifs de l’époque lors de ces psaumes des montées. Souvent pendant ces voyages ils ne partaient pas seuls mais le chemin n’était pas sans danger. Dans les zones montagneuses, il pouvait y avoir des brigands qui se plaçaient en embuscade pour profiter de la faiblesse des voyageurs et leur dérober leurs possessions que ce soit pendant la journée ou pendant la nuit. Il pouvait aussi y avoir des animaux sauvages et en Israël il y a aussi beaucoup de terrain très rocailleux et donc ça aurait été très facile de trébucher sur un caillou. En sachant tout ça, on comprends un peu mieux les premiers versets qui disent : « Je lève les yeux vers les montagnes… d’où me viendra le secours ? ». Ces montagnes semblent impressionnantes et elles faisaient vraiment peur, parce qu’elles rappellent tous les dangers qui existent autour. Il faut bien comprendre qu’on ne parle pas des belles montagnes qu’on voit quand on prend nos vacances. Les Israélites regardaient aux montagnes et ils se sentaient bien petits par rapport à elles.

Imaginez seulement être en haute montagne et que tout à coup il se passe une avalanche juste au dessus de vous. L’avalanche est tellement grande que vous ne pouvez rien faire, la montagne est trop forte et trop grande comparé à vous.

Nous aussi, il peut nous arriver de lever les yeux vers les montagnes de nos vies et de dire : d’où me viendra le secours ? Les problèmes de notre vie nous semblent trop durs et insurmontables. Peut-être que durant cette période de Noël vous allez retrouver des personnes de votre famille qui sont en situation difficiles ou qui ne croient pas en Dieu et que vous dites : « d’où me viendra le secours ? ». Peut-être que vous vous dites que tout le monde semble joyeux autour de vous pendant cette période de Noël et que vous déprimez parce que ne l’êtes pas et vous vous dites : « d’où me viendra le secours ? ». Peut-être que vous ne savez pas ce à quoi va ressembler l’année prochaine et vous vous dites : « d’où me viendra le secours ? ». Peut-être que vous êtes malades et vous vous dites « d’où me viendra le secours ? ».

  1. Regarder plutôt à qui Dieu est

Je crois que cette question est vraiment importante : où est-ce qu’on va chercher notre secours ? Et est-ce que notre secours est vraiment plus grand que la situation que nous traversons ? Parce qu’autant le dire, des montagnes c’est quelque chose de très grand et pour que notre secours soit efficace, il doit être plus grand que nos problèmes. Et vous savez quoi ? La seule personne qui peut les contrôler c’est celui qui a créé les montagnes : « les cieux et la terre » (v. 2).Dieu est aussi la personne qui « ne permettra pas que [notre] pied chancelle, celui qui [nous] garde ne sommeillera pas » (v. 3). Qui est-ce qui est capable de ne pas dormir et de nous garder tout le temps ? C’est seulement Dieu. À l’époque, les non-Juifs pensaient que même leurs dieux dormaient. Croire que Dieu ne dort pas c’était quelque chose d’extraordinaire. C’est même dit que « l’Éternel est ton ombre à la main droite » (v. 5), c’est-à-dire que Dieu ne va jamais se séparer de nous. Et vers la fin du psaume il est dit qu’il « gardera ton âme » (v. 7). À qui pouvons-nous faire confiance pour garder notre âme si ce n’est à celui qui l’a créée ? Ce psaume nous appelle, au lieu de nous tourner vers nos problèmes, à regarder à Dieu qui contrôle toute chose et qui nous garde dans sa main.

Je ne sais pas si vous avez déjà vu un oiseau coincé à l’intérieur d’une maison qui essaie de sortir par la fenêtre sauf qu’il ne réalise pas que la fenêtre est fermée et il s’évertue à foncer contre la vitre tête baissée jusqu’à s’épuiser et baisser les bras. L’oiseau a les yeux fixés sur ses problèmes et essaie toujours la même méthode en pensant qu’elle va marcher. Mais admettons que tout à coup il s’arrête et qu’il réfléchisse en se disant : il y a un truc qui m’empêche de sortir de là. Je vais voir s’il n’y a pas une autre issue ailleurs et je vais demander aux propriétaires de la maison de me montrer la sortie. Il pourrait sortir très rapidement de la maison.

Je crois qu’on a souvent cette habitude à se focaliser sur ce qui ne va pas plutôt que de regarder à Dieu qui est bien plus grand que nos soucis. Ça ne veut pas dire que si on est chrétien on n’a plus aucun problème mais ça veut dire que puisqu’on regarde au bon endroit on peut être libéré de la peur que nous procurent ces montagnes de nos vies.

  1. L’arrivée promise

Ça y est, on est parti en pèlerinage vers la fête de Noël et le premier pas pour faire ça c’est de lever nos yeux de nos problèmes pour regarder à Dieu et de passer du temps en sa présence. D’une certaine manière, c’est un pas de foi. Mais ce n’est pas tout ce que ce psaume nous dit. Le Psaume nous dit que Dieu gardera notre départ et notre arrivée (v. 8). Pour les Juifs qui étaient en pèlerinage vers Jérusalem c’était important de se rappeler cela. Dieu était avec eux au départ et à l’arrivée. Ça veut dire que Dieu ne va pas simplement nous soutenir pendant une partie du chemin mais aussi jusqu’à son retour. Peu importe la taille des montagnes de nos vies, peu importe les difficultés ou les souffrances, si nous plaçons notre foi en lui, Dieu va nous amener à la bonne destination. Que ce soit dans cette vie présente ou dans la vie au paradis. Nous avons cette assurance parce que Christ est venu mourir sur la croix pour nous sauver et pour nous amener à la bonne destination. Vraiment, il garde nos âmes et nos vies toutes entières entre ses mains.

C’est un peu comme si Didier Deschamps venait vers moi qui ne sait pas très bien jouer au foot et qu’il me dit, j’ai envie de te coacher jusqu’à ce que tu deviennes un joueur professionnel de foot. Je ne t’ai pas choisi parce que tu es fort ou capable et du coup, je ne vais jamais m’arrêter parce que tout à coup tu ne serais pas assez performant. Je serai avec toi de A à Z. Je vais t’apprendre les bases et t’accompagner jusqu’à ce que tu fasses carrière.

Vous imaginez l’honneur que c’est de recevoir une promesse comme ça ? Dieu fait la même chose avec nous, il nous promet qu’il gardera notre départ et notre arrivée dès maintenant et à toujours. Il nous prendra là où nous en sommes et il nous mènera jusqu’à l’arrivée pour être toujours avec lui, là où il n’y aura ni peur ni souffrance, ni maladie, ni deuil. Et justement, la venue de ce petit enfant Jésus nous rappelle aussi son retour merveilleux. Oui, Christ gardera notre départ et notre arrivée dès maintenant et à toujours.

Laisser un commentaire