Je vous invite également à écouter cette prédication du 28 Septembre 2025 sur le site de l’Église de St-Christol-lez-alès: https://www.ere-stchristol.com
Cette semaine j’ai pris plusieurs moments dédiés pour prier et pour remettre ma vie à Dieu. C’était important pour moi de bien commencer l’année. Il y avait dans ma vie des péchés auxquels je devais me confronter, des situations que je devais remettre à Dieu, lui demander ce à quoi il m’appelle cette année et les années à venir et surtout, je devais renouer ma relation personnelle avec Dieu, pour à nouveau le remettre au centre de ma vie. J’ai été confronté à plusieurs questions profondes. En fait, en regardant ma vie j’ai réalisé à quel point Dieu n’était pas le centre de ma vie. J’ai été conduit à prier pour demander un réveil dans ma vie et dans la vie de l’Église. Ce qui m’a conduit à méditer sur ce qu’est un réveil, ce que Dieu attend de nous dans un réveil et aussi à méditer une description de réveil que l’on voit dans la Bible dans Néhémie 8 et suivants.
Tout le peuple s’assembla comme un seul homme sur la place située devant la porte des Eaux. Ils demandèrent à Esdras, qui était spécialiste de la Loi, d’apporter le livre de la Loi de Moïse donnée par l’Eternel à Israël. 2 Le premier jour du septième mois, Esdras, qui était aussi prêtre, apporta la Loi devant l’assemblée composée d’hommes et de femmes et de tous ceux qui étaient en âge de comprendre ce qu’ils entendaient. 3 Il leur lut dans le livre, depuis l’aube jusqu’à midi, sur la place qui est devant la porte des Eaux. Tout le peuple était attentif à la lecture du livre de la Loi : hommes, femmes et tous ceux qui étaient en âge de comprendre. 4 Esdras se tenait sur une estrade de bois dressée pour la circonstance. A sa droite se tenaient Mattitia, Shéma, Anaya, Urie, Hilqiya et Maaséya, et à sa gauche, Pedaya, Mishaël, Malkiya, Hashoum, Hashbaddana, Zacharie et Meshoullam. 5 Comme il était placé plus haut que tout le peuple, chacun le vit ouvrir le livre. A ce moment-là, tous se levèrent. 6 Esdras bénit l’Eternel, le grand Dieu, et tout le peuple s’écria : Amen ! Amen ! en levant les mains. Puis ils s’inclinèrent jusqu’à terre et se prosternèrent devant l’Eternel pour l’adorer. 7 Alors Josué, Bani, Shérébia, Yamîn, Aqqoub, Shabthaï, Hodiya, Maaséya, Qelita, Azaria, Yozabad, Hanân, Pelaya et les autres lévites expliquèrent la Loi au peuple qui se tenait debout. 8 Ils lisaient dans la Loi de Dieu et expliquaient au fur et à mesure, de façon posée et distincte, afin que chacun puisse comprendre ce qu’ils avaient lu. 9 Tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la Loi. Alors Néhémie le gouverneur, Esdras le prêtre et spécialiste de la Loi, et les lévites qui donnaient les explications au peuple dirent à tous : Ce jour est un jour de fête consacré à l’Eternel votre Dieu. Ce n’est pas le moment de pleurer et de prendre le deuil ! 10 Puis Esdras ajouta : A présent, allez faire un bon repas, buvez d’excellentes boissons et faites porter des portions à ceux qui n’ont rien préparé, car ce jour est un jour consacré à notre Seigneur. Ne vous affligez donc pas, car la joie que donne l’Eternel est votre force. 11 De leur côté, les lévites calmaient tout le peuple en disant : Soyez tranquilles, car ce jour est consacré à Dieu, ne vous attristez donc pas ! 12 Alors tous allèrent manger et boire, faire porter des parts aux pauvres et organiser de grandes réjouissances. Car ils avaient bien compris les paroles qu’on leur avait enseignées… 18 Chaque jour, du premier jusqu’au dernier, Esdras lut une portion du livre de la Loi de Dieu. On célébra la fête pendant sept jours, et le huitième jour, conformément aux prescriptions de la Loi, il y eut une assemblée cultuelle. Le vingt-quatrième jour du même mois, les Israélites, revêtus d’habits de toile de sac et la tête couverte de poussière, s’assemblèrent pour un temps de jeûne. 2 Ceux qui étaient Israélites de souche s’étaient séparés de tous les gens d’origine étrangère; puis ils se présentèrent pour confesser leurs péchés et ceux de leurs ancêtres. 3 Ils se mirent debout, chacun à sa place, et on lut pendant trois heures dans le livre de la Loi de l’Eternel, leur Dieu. Puis, pendant trois autres heures, ils se tinrent prosternés devant l’Eternel, leur Dieu, et confessèrent leurs péchés. 4 Josué, Bani, Qadmiel, Shebania, Bounni, Shérébia, Bani et Kenani montèrent sur l’estrade dressée pour les lévites et implorèrent l’Eternel, leur Dieu, à haute voix. (Néhémie 8,1-12 et 8,18-9,4)
- L’état de notre vie spirituelle
En réfléchissant sur le réveil, en priant et en me remettant en question, je suis tombé dans mes lectures sur la description du réveil de la Drôme. Une partie du réveil a commencé lorsqu’un évangéliste du nom de Bordigoni a assisté à la pastorale de secteur en disant : « Mes frères, mes amis, depuis trois jours je suis avec vous et je vous entends parler de Dieu et de votre ministère, mais je me demande en vous écoutant si vous savez qui est Dieu et ce qu’est le ministère… Dieu est saint, ses exigences sont saintes. Croyez-vous qu’Il peut se contenter de ce que nous sommes, nous qu’Il a appelés à son service ? Dieu n’a pas changé dans son amour ni dans sa puissance pour sauver. C’est nous qui avons changé, nous qui hésitons à le prendre au mot. Si nous croyons, nous verrons s’accomplir les promesses de Dieu »1. En lisant ça, ça m’a fait l’effet d’un coup de poignard dans le coeur. Est-ce que je sais vraiment de qui je parle ? Est-ce qu’on connaît vraiment Dieu ? Est-ce qu’on comprend vraiment ce qu’est sa sainteté ? Et même ! Est-ce qu’on comprend à quel point le salut que Dieu nous offre est quelque chose d’extraordinaire ! Est-ce qu’on est émerveillé et repris par ce qu’on lit dans la Parole ? Comme le peuple d’Israël lorsqu’il écoutait la Parole de Dieu. J’ai plutôt l’impression qu’on vit notre petit temps de culte le matin ou le soir, ou les deux, mais que ça ne bouleverse pas notre journée. Au quotidien on vit des centaines de compromis dans notre vie : on accepte de garder de la rancoeur plutôt que de pardonner, d’avoir de la haine pour les autres plutôt que d’aimer nos ennemis, de passer sa vie devant les écrans plutôt que de prendre soin de ses proches et de rechercher la face de Dieu, on accepte de convoiter, de vivre dans la compromission sexuelle, de vivre dansla goinfrerie, de vivre de la médisance, de vivre dans le mensonge, de ne pas aller vers ceux qui sont différents mais deplutôt de juger et de condamner, de refuser la sobriété et préférer l’avarice et de vivre dans la complaisance. Je dois avouer que par rapport à ce péché, j’avais un peu baissé les bras. Mais en y réfléchissant, j’ai réalisé que lorsque je baissais les bras je proclamais que Satan était vainqueur sur Jésus et qu’il était plus fort que la force que Dieu nous donne !
Si on veut un réveil et si on veut que notre Église avance et croisse, il nous faut changer nous aussi et prendre la place que Dieu nous demande de prendre !

En fait, tout le monde dit vouloir un réveil et on prie pour un réveil mais personne ne semble comprendre qu’il faut que ce réveil commence par une remise en question de nous-mêmes. Mais aussi, si on veut un réveil, il faut des ouvriers pour la moisson. La moisson est grande mais il y a peu d’ouvriers. Si nous voulons vraiment un réveil, il faut que des personnes se lèvent maintenant pour diriger et accompagner ce réveil, il nous faut des nouveaux pasteurs, mais aussi de nouvelles personnes qui s’engagent et qui demandent pardon à Dieu.
Je vous invite donc à un temps de confession devant Dieu. Je vous propose de faire des petits groupes de quatre ou de cinq pour prier, simplement cinq minutes, et demander à Dieu de nous conduire.
Temps de prière de confession
Chant : manifeste ta présence
- Ne plus pleurer
Tout le peuple pleurait en entendant les paroles de la Loi. Alors Néhémie le gouverneur, Esdras le prêtre et spécialiste de la Loi, et les lévites qui donnaient les explications au peuple dirent à tous : Ce jour est un jour de fête consacré à l’Eternel votre Dieu. Ce n’est pas le moment de pleurer et de prendre le deuil ! 10 Puis Esdras ajouta : A présent, allez faire un bon repas, buvez d’excellentes boissons et faites porter des portions à ceux qui n’ont rien préparé, car ce jour est un jour consacré à notre Seigneur. Ne vous affligez donc pas, car la joie que donne l’Eternel est votre force. 11 De leur côté, les lévites calmaient tout le peuple en disant : Soyez tranquilles, car ce jour est consacré à Dieu, ne vous attristez donc pas ! 12 Alors tous allèrent manger et boire, faire porter des parts aux pauvres et organiser de grandes réjouissances. Car ils avaient bien compris les paroles qu’on leur avait enseignées. (Néhemie 8,9-12)
Aujourd’hui c’est le jour du Seigneur. On se rappelle en ce jour le fait que Jésus est mort sur la croix pour nous et qu’il est ressuscité le dimanche matin. On se rappelle que même si on est pécheur, Jésus nous a pardonné en se sacrifiant à la croix. Nous étions sales mais Christ nous a lavés. Jésus est ressuscité et nous avons la délivrance en lui. Par sa résurrection, Jésus a vaincu le mal et le péché et nous pouvons enfin vaincre nos péchés par la force de son Esprit. On n’est plus esclaves mais libérés du péché. Il nous promet un avenir merveilleux auprès de lui, par la vie éternelle. Ce message devrait nous remplir de joie. Le Seigneur de l’univers, celui qui a créé le monde, les planètes, la terre, les étoiles et tout ce qui nous entoure, s’est attaché à nous et nous aime. Si ça ne nous procure pas le la joie, je ne sais pas ce qui va nous rendre heureux. Mais quand on comprend l’immensité de cet amour ça nous conduit dans une joie immense. Et le texte nous dit que « La joie de l’Éternel est votre force » (Ne 8,10) !
Alors c’est à la joie que je vous invite aujourd’hui. Qu’on puisse demander à Dieu de nous aider à nous réjouir de son salut. Comme David le prie dans le Psaume 51 : « Purifie-moi avec l’hysope et je serai pur ; Lave-moi et je serai plus blanc que la neige. Annonce-moi la félicité et la joie, et les os que tu as brisés seront dans l’allégresse… Rends-moi la joie de ton salut et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne ! » (Psa 51,9-14). On pourrait s’arrêter là mais le psaume continue en disant : « J’enseignerai [alors] tes voies à ceux qui se révoltent, et les pécheurs reviendront à toi… Seigneur ouvre mes lèvres et ma bouche publiera ta louange » (Psa 51,15-17). La joie du salut que Dieu nous donne nous conduit vers l’extérieur. Il nous invite à la fois à proclamer sa louange, à témoigner en parlant de comment Dieu a changé notre vie et à expliquer ce à quoi Dieu nous appelle. Alors, allons et témoignons des miracles que Dieu a opéré dans notre vie, de la force qu’il nous donne et de la paix qu’il nous procure par son amour.
1CADIER Jean, Le matin vient, p. 28.




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