Aujourd’hui, les baptêmes de Mila et de Mélodie nous rappellent ce que signifie le baptême. Alors, peut-être que ce baptême vous rappelle l’engagement que vous avez pris devant Dieu et devant les hommes dans le baptême ou peut-être que, comme moi, vous avez été baptisés enfants et vous ne vous rappelez pas du tout de ce moment. Ou peut-être que vous n’êtes pas encore, ou pas du tout, baptisés. Si c’est la première fois que vous venez dans une Église et que vous venez pour soutenir Mila ou Mélodie, peut-être que vous ne savez pas du tout ce que ça implique d’être chrétien. Vous avez peut-être vu chez Mila et Mélodie des comportements que vous ne comprenez pas forcément. Rien que tout à l’heure, par exemple, Mila a parlé de certains de ses péchés qu’elle commettait. On n’a pas l’habitude de reconnaître nos torts aujourd’hui. Alors, même si c’est sans doute pour entourer Mila et Mélodie que vous êtes ici, je vous invite à lire avec moi un petit extrait de la Bible qui explique pourquoi Mila et Mélodie agissent ainsi et ce que ça veut dire que d’être chrétien. Nous allons lire une lettre de l’apôtre Pierre, qui était un des disciples de Jésus-Christ. Nous lisons donc 1 Pierre 3,8-22.
Enfin, ayez tous la même pensée, les mêmes sentiments. Soyez (remplis) d’amour fraternel, de compassion, d’humilité. Ne rendez pas mal pour mal, ni insulte pour insulte ; au contraire, bénissez, car c’est à cela que vous avez été appelés, afin d’hériter la bénédiction. Si, en effet, quelqu’un veut aimer la vie Et voir des jours heureux, Qu’il préserve sa langue du mal Et ses lèvres des paroles trompeuses ; Qu’il s’éloigne du mal et fasse le bien, Qu’il recherche la paix et la poursuive ; Car le Seigneur a les yeux sur les justes Et les oreilles ouvertes à leur prière, Mais la face du Seigneur se tourne contre ceux qui font le mal. Qui donc vous maltraitera, si vous êtes zélés pour le bien ? D’ailleurs, quand vous souffririez pour la justice, heureux seriez-vous ! Ne craignez pas ce que les hommes craignent, et ne soyez pas troublés. Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur ; soyez toujours prêts à vous défendre contre quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous : mais (faites-le) avec douceur et crainte, en ayant une bonne conscience, afin que là même où l’on vous calomnie, ceux qui diffament votre bonne conduite en Christ soient confondus. Mieux vaut souffrir en faisant le bien, si telle est la volonté de Dieu, qu’en faisant le mal. En effet, Christ aussi est mort une seule fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de vous amener à Dieu. Mis à mort selon la chair, il a été rendu vivant selon l’Esprit. Par cet Esprit, il est aussi allé prêcher aux esprits en prison, qui avaient été rebelles autrefois, lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours où Noé construisait l’arche dans laquelle un petit nombre de personnes, c’est-à-dire huit, furent sauvées à travers l’eau. C’était une figure du baptême qui vous sauve, à présent, et par lequel on ne se débarrasse pas de la souillure de la chair, mais qui est la demande (adressée) à Dieu d’une bonne conscience, par la résurrection de Jésus-Christ qui, monté au ciel, est à la droite de Dieu et à qui les anges, les pouvoirs et les puissances ont été soumis. (1 Pierre 3,8-22)
- Aimer et pardonner
Dans ce petit extrait de la Bible que nous venons de lire, il y a beaucoup de choses qui nous paraissent étrange aujourd’hui. Pourquoi ne faudrait-il pas rendre l’insulte pour l’insulte, par exemple ? Dans un monde compétitif où l’on doit se battre pour trouver sa place, pourquoi faudrait-il agir avec amour et pardonner ? C’est une vraie question. Darwin défendait la survie du plus fort, alors pourquoi ne faudrait-il pas employer la force pour répondre aux torts qu’on nous a commis ? Jésus nous donne une partie de réponse en nous disant : « Vous avez entendu qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et du haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. Alors vous serez fils de votre Père qui est dans les cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les péagers n’en font-ils pas autant ? Et si vous saluez vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens aussi, eux-mêmes, n’en font-ils pas autant ? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait » (Mt 5,43-48).
En fait, si l’on ne fait qu’aimer et aider ceux qui nous aiment et qui nous aident, nous ne faisons rien d’extraordinaire. On fait quelque chose de normal que même les animaux ont compris qu’il fallait faire. Les babouins les plus faibles, par exemple, cherchent le soutien d’autres babouins plus forts qu’eux pour être protégés.
Mais Dieu ne veut pas qu’on soit de simples animaux. Il nous appelle à aller plus loin et à pardonner ceux qui nous ont fait du tort. Comme dirait Pierre : « Mieux vaut souffrir en faisant le bien, si telle est la volonté de Dieu, qu’en faisant le mal » (1 Pi 3,17).
- Christ, la réponse aux péchés
Peut-être que ça vous semble quelque chose de trop complexe à faire. Je comprends tout à fait. En tant que chrétiens, ce qui nous motive c’est que nous réalisons que nous avons fait bien trop souvent ce qui est mauvais. Et que ce mal qu’on a fait, qu’on appelle péché, nous a éloigné de Dieu qui est juste et pur. Mais Jésus-Christ est venu sur terre. Lui était parfait et il a pris nos péchés sur lui et les a détruit en mourant sur la croix. Il était juste mais il est mort pour les injustes pour que nous puissions être amenés à Dieu, réconciliés avec lui. Nous aussi, nous pouvons pardonner parce que Dieu nous a pardonné tellement plus que ce que nous devons pardonner aux autres. Pierre nous dit que ça devient même un plaisir de pardonner, parce que ça montre aux autres ce que Dieu a fait pour nous. Après sa mort, Jésus est ressuscité corporellement des morts pour nous prévenir que Dieu allait juger le monde et qu’il était encore temps d’accepter le pardon et la grâce qu’il nous offre.
Pour expliquer ça, Pierre reprend une histoire de la Bible, celle de Noé. Cette histoire commence quand Dieu prévient Noé qu’il va envoyer un grand déluge sur la terre pour punir les hommes de leur mal. Il demande alors à Noé de construire un grand bateau pour le protéger de ce grand déluge et demande aussi à Noé de prévenir tout le monde de se protéger. Mais le monde n’a pas voulu écouter et Dieu l’a puni en envoyant le déluge.
Pierre nous dit que le baptême nous donne le même message. C’est-à-dire que les baptêmes de Mila et de Mélodie nous interrogent sur nos consciences, sur là où on en est avec Dieu. Dieu offre son amour et son pardon à quiconque veut s’en saisir. Si vous voulez le recevoir, il suffit simplement de l’accepter de lui demander qu’il vous le donne.




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