Vendredi Saint, Jésus est réellement mort sur une croix! (Jean 19 et Jean 12)

Jésus, portant sa croix, sortit (de la ville) vers le lieu appelé : le Crâne, qui se dit en hébreu : Golgotha. C’est là qu’ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate fit aussi un écriteau qu’il plaça sur la croix. Il y était inscrit : Jésus de Nazareth, le roi des Juifs. Beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, parce que l’endroit où Jésus fut crucifié était près de la ville : l’inscription était en hébreu, en latin et en grec. Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate : N’écris pas : Le roi des Juifs ; mais : il a dit : Je suis le roi des Juifs. Pilate répondit : Ce que j’ai écrit, je l’ai écrit. Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d’un seul tissu depuis le haut jusqu’en bas. Ils dirent entre eux : Ne la déchirons pas, mais que le sort désigne celui à qui elle sera. C’était afin que s’accomplisse l’Écriture : Ils se sont partagé mes vêtements Et ils ont tiré au sort ma robe. Voilà ce que firent les soldats. Près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas et Marie-Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et debout auprès d’elle le disciple qu’il aimait dit à sa mère : Femme, voici ton fils. Puis il dit au disciple : Voici ta mère. Et dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, Jésus, qui savait que déjà tout était achevé, dit afin que l’Écriture soit accomplie : J’ai soif. Il y avait là un vase plein de vinaigre. On fixa à une tige d’hysope une éponge imbibée de vinaigre et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : Tout est accompli. Puis il baissa la tête et rendit l’esprit. C’était (le jour de) la préparation et, pour ne pas laisser les corps en croix pendant le sabbat – or ce sabbat était un grand jour – les Juifs demandèrent à Pilate de les faire enlever après leur avoir brisé les jambes. Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui. Arrivés à Jésus et le voyant déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes ; mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt, il sortit de l’eau et du sang. Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai ; et lui, il sait qu’il dit vrai, afin que vous croyiez, vous aussi. Cela est arrivé, pour que l’Écriture soit accomplie : Aucun de ses os ne sera brisé. Et ailleurs, l’Écriture dit encore : Ils regarderont à celui qu’ils ont percé. Après cela, Joseph d’Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate (la permission) d’enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc et enleva le corps. Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers Jésus vint aussi et apporta un mélange d’environ cent livres de myrrhe et d’aloès. Ils prirent donc le corps de Jésus et l’enveloppèrent de bandelettes, avec les aromates, comme c’était la coutume d’ensevelir chez les Juifs. Or, il y avait un jardin à l’endroit où il avait été crucifié, et dans le jardin, un tombeau neuf où personne encore n’avait été déposé. Ce fut là qu’ils déposèrent Jésus, à cause de la préparationdes Juifs, parce que le tombeau était proche. (Jean 19,17-42)

Jésus est mort. Il est mort sur une croix. Et l’accent dans le passage qu’on vient de lire est mis sur le fait que cette mort est certaine. Il y a quelques personnes avec qui j’ai parlé ces derniers temps qui m’ont dit qu’ils pensaient que Jésus n’était pas réellement mort, soit parce que les Romains avaient mal fait leur travail soit parce que ils ont crucifié la mauvaise personne. Les musulmans, notamment, croient que c’était une autre personne que Jésus qui était sur la croix. En fait, Jean écrit en partie ce texte pour nous montrer que ce n’est pas possible. Il y avait des personnes qui connaissaient très bien Jésus qui était au pied de la croix, et notamment sa mère. C’est très probable que ces personnes auraient reconnus Jésus alors qu’il était sur la croix. Ensuite, le fait que ce soit des Romains qui fassent l’exécution nous montre aussi tout un processus très bien construit pour s’assurer que les exécutés étaient bien morts. Lorsque quelqu’un est crucifié en fait, ce n’est pas la douleur qui le fait mourir, ni même la perte de sang mais le fait d’être asphyxié. Quelqu’un qui est crucifié s’appuie sur ses jambes aussi longtemps que possible pour pouvoir respirer. Lorsque ses jambes sont brisées, il ne peut plus faire ça et meurt asphyxié. Alors, je ne suis pas scientifique mais de ce que j’ai compris, le fait que de l’eau sorte du corps de Jésus montre aussi qu’il était déjà mort lorsqu’on le perce avec la lance parce que les fluides de son corps étaient déjà séparés. Il n’y a aucun doute et d’ailleurs les historiens sont d’accord sur ce point, Jésus est bel et bien mort.

D’une certaine manière, tout semble fini parce que celui qui avait promis de nous délivrer est mort. Mais en relisant ces différentes parties de l’Évangile de Jean, il y a ce chapitre 12 qui m’a beaucoup frappé et qui est plein d’espoir. J’aimerais juste relire ces quelques versets :

Jésus leur répondit : L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd, et celui qui a de la haine pour sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. Si quelqu’un me sert, qu’il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera. Maintenant mon âme est troublée. Et que dirai-je ? … Père, sauve-moi de cette heure ? … Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure. Père, glorifie ton nom ! Une voix vint alors du ciel : Je l’ai glorifié et je le glorifierai de nouveau. La foule, qui se tenait là et qui avait entendu, disait que c’était le tonnerre. D’autres disaient : Un ange lui a parlé. Jésus reprit la parole : Ce n’est pas à cause de moi que cette voix s’est fait entendre ; c’est à cause de vous. Maintenant c’est le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous (les hommes) à moi. Il disait cela pour indiquer de quelle mort il devait mourir. La foule lui répondit : Nous avons appris par la loi que le Christ demeure éternellement ; comment donc dis-tu : Il faut que le Fils de l’homme soit élevé ? Qui est ce Fils de l’homme ? Jésus leur dit : La lumière est encore pour un peu de temps parmi vous. Marchez pendant que vous avez la lumière, afin que les ténèbres ne vous surprennent pas : celui qui marche dans les ténèbres ne sait pas où il va. Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous deveniez des enfants de lumière. (Jean 12,23-36a)

Oui, Jésus meure mais c’est son moment de glorification et c’est aussi quelque chose qui va produire beaucoup de fruit. Lorsqu’une graine meure, elle disparaît mais elle ré-apparait d’une autre manière tout en ayant exactement la même ADN. En fait, cette mort de Jésus va porter tellement de fruits qu’il dit que le prince de ce monde, c’est-à-dire Satan, va être jeté dehors. La mort de Jésus sur la croix va ôter tout le pouvoir de culpabilisation de Satan contre nous parce que Jésus a été sacrifié comme un agneau qui nous purifie de nos péchés. Jésus savait bien que sa mort ne serait pas une défaite mais le commencement de quelque chose d’encore plus grand. Il nous demande donc de croire en lui et de lui faire confiance, tant que nous le pouvons. Dieu nous appelle, ne rejetons pas cet appel à aller dans la lumière et à servir Dieu, en étant prêt à donner sa vie, comme Jésus l’a fait pour nous, justement parce que sa mort sur la croix nous libère du poids de nos péchés et accomplit de grandes choses. Si vous ne connaissez pas la Bible ou l’Évangile de Jean, je vous invite à venir aussi dimanche parce qu’il reste encore deux chapitres de Jean que nous n’avons pas encore lu et nous en lirons une partie dimanche. Jésus est mort, mais l’histoire ne s’arrête pas là et les derniers chapitres de l’Évangile de Jean nous le montrent bien.

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