La Bible et le transgenrisme (1) Le rapport à la Création

Les jeux olympiques de Paris 2024 ont montré une réelle différence de vision entre la vision du monde et celle de l’Église chrétienne. Certains ont notamment été choqués par la représentation de la cène au travers de personnes transgenres. De nombreuses pétitions ont circulées sur internet pour réagir face à ce mépris (vous pouvez en signer une ici). Que faut-il donc en penser?

Des présupposés de base

Comme avec tout autre sujet que nous voulons étudier, il est important de comprendre les présupposés de base qui conduisent à une position. Le transgenrisme fait partie de ces philosophies modernes qui ont un ensemble de doctrines de bases que nous avons parfois adoptées inconsciemment. En effet, le transgenrisme repose sur le fait que l’être humain se situe au dessus de la Création, qu’il y a une grande différence entre ce qui est perçu et la réalité, que l’être humain est libre de faire ce qu’il veut tant que ça ne fait de mal à personne, que l’identité est uniquement une construction sociale ou personnelle, que la vérité n’existe pas, etc. Pour bien comprendre le transgenrisme est avoir une réponse qui soit réellement satisfaisante, il faut répondre à chacun de ses présupposés. C’est ce que nous essayeront de faire dans ces prochains articles sur ce sujet.

Au commencement: l’homme et la Création

Le rapport à la réalité et à la Création n’est pas toujours évident à comprendre. La Bible a un enseignement très clair à ce sujet. Lorsque Dieu a créé le monde, l’être humain fait partie intégrante de cette Création. Avec elle, il doit se soumettre à Dieu et l’adorer. En même temps, il est évident que l’être humain n’est pas tout à fait semblable au reste de la Création. Dieu fait de l’homme et de la femme une image de lui-même (Gn 1,26) et l’appelle à dominer la Création toute entière (Gn 1,26-31). Cette domination est appel à l’être humain à prendre soin de la Création, à en être un bon gestionnaire et à l’aider à être encore plus belle.

Quelles sont donc les leçons que nous pouvons en tirer? Tout d’abord, nous sommes appelés à respecter la Création et à nous soumettre à la réalité, puisqu’elle a été instituée par Dieu lui-même. Les règles de la Création, à moins qu’elles soient des conséquences du péché, ont été choisies par un Dieu parfait. Nous sommes appelés à les respecter. Ensuite, contrairement à la philosophie végane, nous devons affirmer que nous sommes distincts du reste de la Création. Puisque l’homme a été créé à l’image de Dieu, il n’a pas la même valeur que les bêtes que l’on peut d’ailleurs manger d’après Genèse 9,1-7.

Un rapport déformé à la Création: le modernisme, un des ancêtres du transgenrisme

Nous avons vu, jusqu’ici, très rapidement ce que la Bible enseignait sur le rapport à la Création. Le modernisme, quant à lui, a voulu mettre en avant la toute-puissance de l’homme. Puisqu’il était capable de diriger la Création et que nous vivons, d’après eux, selon la survie du plus fort, nous pouvons utiliser notre pouvoir pour maîtriser le monde. Cela signifie que nous ne devons pas être limités par notre condition humaine mais que nous devons aller au-delà des limites que la nature nous donne. Le transgenrisme s’inscrit dans cette lignée: la nature (et la réalité) ne nous définit pas parce nous sommes au contrôle de cette nature, étant supérieure à elle-même.

En jouant cartes sur tables, nous voyons bien une grande différence entre la philosophie chrétienne qui prône le respect de la Création, tout en affirmant une différence de taille entre l’être humain et les autres êtres vivants, et la philosophie moderniste qui prône un non-respect de la réalité qui nous entoure. En y regardant plus en détails, il semble évident que la philosophie chrétienne est plus réelle et plus saine que la philosophie moderniste.

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